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N° 192 · avril 2026
Blessure affective et entrave spirituelle
Il est beaucoup question, à notre époque, de « liens spirituels » et de la nécessité de s’en libérer par une prière de délivrance. Vous émettez des réserves sur cette expression, car il vous semble préférable de parler d’« entrave spirituelle ». Pouvez-vous nous dire pourquoi ?
Effectivement, dans le langage courant, aujourd’hui, on a tendance à parler de « lien » pour « faire du lien », c’est-à-dire entrer en relation. Ainsi, dans le domaine de la relation d’aide et du contexte de soins, on utilise les expressions « créer du lien », « travailler le lien », toujours dans un sens positif. C’est donc inapproprié, à mon avis, d’user du mot « lien » dans une approche négative, pour désigner une attache démoniaque. Gardons ce terme « lien spirituel » pour évoquer notre attachement à Dieu, la relation aux autres dans l’amitié et la charité. Et choisissons un autre mot, telle l’« entrave » spirituelle qui signifie clairement ce qu’il veut dire : être entravé, gêné dans nos mouvements, dans notre marche vers Dieu, vers l’autre sous l’angle de la charité.
Cette question de l’entrave spirituelle, qui semble relativement moderne, a été beaucoup travaillée dans le milieu charismatique.…
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