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N° 181-182 · mai 2020

Origène et le problème du mal


Il est communément admis que « saint Augustin est le père de l’expression péché originel [peccatum originale] » et que « c’est lui qui a diffusé cette formule1 ». Cependant, il ne faut pas perdre de vue qu’avant l’Hipponate, Origène, grand docteur de l’Église malgré sa postérité sulfureuse qui lui a valu les foudres de Justinien, a employé les formules « péché d’origine2 » et « péché d’Adam (Adam peccante)3 » et a contribué à forger la pensée de l’Église par sa théologie et par son exégèse4. La conséquence d’un tel péché, fruit exécrable de la volonté, est la perdition de l’homme5. Origène a trop le sens du mystère pour être considéré véritablement comme un théologien systématique. On ne peut approcher sa pensée que la Bible à la main. Il passe pour un auteur spirituel et même mystique6. Pour lui, le péché originel vient de la désobéissance de l’homme à la loi de Dieu : c’est la tendance qui nous pousse au mal. Il combat toutes les formes d’excuses qui avaient cours de son temps, consistant à dire que le péché d’origine viendrait de l’influence des démons sur les hommes. L’Alexandrin rejette l’explication fataliste de l’origine du péché en Satan pour mettre l’homme en face de son agir personnel en engageant sa responsabilité dans son action morale. Comment Origène explique-t-il le péché dit d’origine ? Quelle relation établit-il entre ce péché et la souillure ? Comment l’humanité prisonnière du péché a-t-elle été libérée d’une telle captivité par le Christ ? Il se dégage de la pensée d’Origène deux tendances : la première consiste dans le mal par défaut d’être à cause de l’alourdissement de la chair et la seconde provient du mal par défaillance de la volonté ou la mise en valeur de la liberté humaine avec pour conséquence le péché originel. Comment arrive-t-il à combiner les deux ? Si la seconde conception l’emporte sur la première, c’est dans l’apport substantiel de la christologie origénienne qu’il faut en situer les raisons. Nous esquisserons l’ébauche origénienne de la théorie du péché d’origine puis nous montrerons comment l’Alexandrin présente la situation de l’humanité exposée entre tentation du diable et chute occasionnée par le péché. Enfin, nous évoquerons la libération de l’homme par la Rédemption en Jésus-Christ. Ébauche d’une doctrine du péché originel

L’approche origénienne du péché d’origine s’inscrit dans la manière dont il justifie le baptême des enfants. S’appuyant sur Lv 12, 2-8 ; Ps 50, 7, Origène explique que ce qui est né de la chair est souillé par la chair et corrompu par le péché. Le baptême des petits enfants serait sans valeur si ceux-ci n’avaient pas besoin de rémission7 : ils sont lavés dans le Sang de Jésus et ressuscitent avec lui pour la vie éternelle. Il remonte à la tradition apostolique :

Car c’est aussi pour cela que l’Église a reçu des Apôtres la tradition de donner le baptême même aux petits enfants. Ceux à qui ont été confiés les secrets des divins mystères savaient, en effet, qu’en tous résident les souillures du péché d’origine (omnibus genuinæ sordes peccati), qui doivent être effacées par l’eau et par l’Esprit8.

Pour Origène, il est clair que l’homme naît avec une souillure que seul le baptême peut effacer9. C’est le péché des origines qui a souillé tout le genre humain, de sorte que :

le corps lui-même est nommé corps de péché, non comme le pensent certains de ceux qui professent la métensomatose, pour les péchés que l’âme aurait commis alors qu’elle était dans un autre corps, mais du fait même que l’âme a été établie dans un corps de péché, un corps de mort et de misère, et comme l’a dit quelqu’un : Tu as abaissé notre âme dans la poussière [Ps 43, 26]10.

C’est un péché qui remonte à Adam et Ève et qui souille tout le monde, y compris les nouveau-nés. Mais pourquoi ? Le ‘corps de péché’ c’est donc notre corps, car il n’est pas écrit qu’Adam ait connu Ève, son épouse, et engendré Caïn, sinon après le péché. Ainsi dans la Loi, il est ordonné d’offrir des sacrifices pour l’enfant qui est né […]. Pour quel péché offret-on ici l’un de ces petits de colombe ? L’enfant nouveau-né a-t-il déjà pu pécher ? Et pourtant, il a un péché pour lequel on ordonne d’offrir un sacrifice ; de ce péché, l’on dit que personne n’est pur, pas même l’enfant d’un jour11.

L’Alexandrin défend une souillure congénitale qui ne peut être effacée que par la grâce de l’Esprit Saint, car « toute âme qui vient dans la chair est par là même contaminée12 ». Certes, cette anthropologie philosophique d’Origène est fort discutable aujourd’hui, mais émanait du champ des possibles en son temps.

Il faut remarquer également la précision de fond qu’apporte Origène entre la souillure (sordes) et le péché (peccatum)13. Cette distinction lui fait éviter de tomber dans l’amalgame entre péché et souillure, piège dans lequel tombera plus tard Augustin. Elle consiste en réalité à considérer le péché comme un acte libre et personnel14, issu du libre arbitre et de la volonté :

Toute âme raisonnable est douée de libre arbitre et de volonté. Elle est en lutte avec le Diable et ses anges, ainsi qu’avec les puissances contraires, car ils s’efforcent de la charger de péchés : mais si nous vivons droitement et avec réflexion, nous nous efforçons de nous débarrasser de telles souillures. Il faut donc comprendre que nous ne sommes pas soumis à la nécessité et que nous ne sommes pas forcés de toute manière, même contre notre gré, de faire le mal ou le bien.

Si nous sommes doués de libre arbitre, certaines puissances

peuvent bien nous pousser au mal et d’autres nous aider à faire notre salut, nous ne sommes cependant pas contraire à ceux qui disent que le cours et les mouvements des étroites sont la cause des actes humains, non seulement de ceux qui ne dépendent pas du libre arbitre, mais aussi de ceux qui sont en notre pouvoir15.

Le péché originel est principalement le fruit de l’esprit libre qui est aussi la cause de la malice personnelle16. Les petits enfants n’ont pas encore posé un acte personnel, à rigoureusement parler. Telle est la position des Pères grecs. En revanche, ces enfants ont été marqués par la souillure originelle. Notre nature créée n’est pas mauvaise ; elle n’est pas cause de mal. Le mal vient plutôt de « notre libre arbitre qui fait le mal sans contrainte17 ». Au fond, ce que dénoncent les Saintes Écritures, c’est l’imperfection du libre arbitre, cette tendance qui conduit à faire le mauvais choix18. Origène fait appel à l’acte personnel pour expliquer le péché d’origine. Ainsi, en distinguant la souillure involontaire du péché qui est un acte volontaire et personnel, l’Alexandrin opte pour l’équilibre. Il en reste là même si « on peut passer du concept de souillure à celui de péché19 ». On peut retenir avec lui que les hommes sont sous l’esclavage du péché et qu’avec le baptême, le Christ les sauve20.

L’homme, agent principal du péché

Dans la théologie morale et spirituelle d’Origène, le péché actuel, conséquence du péché originel, est inscrit au cœur du combat spirituel. Il consiste en un acte personnel de la désobéissance de l’homme à Dieu. Cette conception de l’Alexandrin est assez originale dans la mesure où elle rend l’homme responsable de son agir envers Dieu et non pas Satan. En nous est la source de nos fautes. Autant le diable n’est pas responsable de la faim et de la soif que nous éprouvons, autant il ne l’est pas non plus des impulsions et passions, notamment relatives au corps. Certes, l’Écriture divine nous enseigne qu’il existe des ennemis invisibles en lutte contre nous et elle nous enjoint de nous armer contre eux. À cause de cela, les plus simples de ceux qui croient au Seigneur Christ pensent que tous les péchés commis par les hommes se font à cause de ces puissances contraires qui harcèlent l’intelligence des pécheurs, parce que, dans ce combat invisible, ces puissances se trouvent les plus fortes. Si par exemple le diable n’existait pas, aucun homme ne pécherait21.

Mais l’exégèse de l’Alexandrin pousse plus loin, sans nier la part active de Satan. Elle remet l’homme en face de ses responsabilités devant le péché : « Il est certain assurément que ce n’est pas toujours le diable qui soulève une telle cause : autrement on pourrait penser que si le diable n’existait pas, les corps n’éprouveraient pas le désir d’une telle union22 » pour prendre l’exemple du désir charnel qui souvent émane de la volonté propre de l’homme. Mais il n’y a pas que les pulsions sexuelles dans ce cas. Origène cite dans le même ordre comme cause et source du péché la cupidité, la colère, la tristesse « et absolument tout ce qui par le vice de l’intempérance, dépasse la proportion et la mesure qu’importe la nature23 ». Pour comprendre Origène, il faut partir de son postulat sur le péché qui s’inscrit dans une double perspective qui s’entend ainsi :

Premièrement, les démons24 n’agissent qu’en profitant de notre défaillance : l’agir humain ne peut être bon qu’en comptant sur l’aide de Dieu qui conduit toutes choses à la perfection. Mais dans le cas contraire, nous recevons le début et pour ainsi dire la semence du péché de ce que nous utilisons naturellement. Si nous nous y complaisons plus qu’il ne faut et si nous ne résistons pas aux premiers mouvements d’intempérance, alors la puissance ennemie, prenant occasion de ce premier manquement, nous excite et nous presse, s’efforçant de toute manière de multiplier à profusion les péchés : c’est nous, les hommes, qui fournissons les occasions et les débuts des péchés, mais ce sont les puissances ennemies qui les propagent en long et en large et, si cela peut se faire, sans aucune limite25.

Pour Origène alors, le manquement et l’intempérance sont au cœur du péché que nous commettons, car ils possèdent totalement notre intellect et le poussent au vice.

Secondement, la plupart de nos tentations viennent de la chair. Pour l’Alexandrin, certains péchés ont leur origine dans les mouvements ordinaires du corps, lorsque la chair convoite contre l’esprit, ce qui engendre une rivalité et une opposition entre les deux. Il explique aussi que la condition humaine nous pousse facilement à marcher selon la chair.

Pour comprendre cette prise de position d’Origène qui en fait le lien entre l’acte personnel conduisant au péché et la situation humaine qui est la nôtre, il faut partir du fait qu’à l’époque de l’Alexandrin, il était communément admis que les démons forçaient l’agir de l’homme et l’orientaient vers le mal. Une telle croyance, à laquelle s’ajoutaient les superstitions astrologiques, avait pour conséquence de dédouaner les chrétiens dans leur responsabilité devant les répercussions du péché originel. Le fatalisme conduisait certains chrétiens à en conclure qu’ils étaient trop faibles pour résister au démon et que l’unique responsable du péché est le démon26. Méthode d’Olympe27, pour sa part, insiste beaucoup plus fortement sur la place de Satan aux sources des convoitises matérielles et charnelles.

La situation de l’humanité : entre tentation et souillure C’est la situation de l’humanité par rapport au mal et du péché d’origine qui est mise en place avec Origène. Ainsi, il fait un rapprochement intéressant et subtil entre le péché qui est assorti à la folie, à la blessure et qui est incompatible avec la bonté de Dieu28 d’une part, et le péché qui provoque l’éloignement d’avec Dieu et qui a pour conséquence l’ignorance des préceptes divins, d’autre part. Mais tout part de la tentation. Pécher, c’est donc désobéir à Dieu ; c’est succomber à la tentation ; c’est aussi aimer le monde au détriment de Dieu par l’orgueil qui conduit à la désobéissance. « Certains sont tombés dans la folie à partir de l’amour, d’autres à partir de la colère, d’autres à partir de la tristesse ou d’une joie excessive29… »

Tout compte fait, la conséquence du péché est la souillure de l’âme, puisque le péché provoque la désobéissance à la loi de Dieu, nous éloigne, de fait, de la volonté divine. Prenons garde de ne pas confondre péché et souillure. Pour Origène, la condition humaine charnelle constitue une souillure, mais pas le péché. En effet, elle expose l’âme à la tentation de s’accrocher au sensible et ainsi fausse la trajectoire de l’âme, imago Dei, appelée à se dépasser pour s’attacher à Dieu30. Dans le cas de Jésus, il faut remarquer que même s’il a porté la condition charnelle, il était, comme sa Mère31, exempt de cette concupiscence qui expose constamment l’anima humana au péché. Bien que la souillure soit la source de tentation pour nous, elle ne l’est pas pour le Christ, car Celui-ci l’a assumée pour notre Rédemption32. Origène précise aussi que certaines relations conjugales peuvent être source de souillure mais pas de péché33. Elle pointe la condition charnelle de notre existence et lui est rattachée. Les saints eux aussi sont donc souillés et ont remporté la victoire sur la souillure et le péché et les démons. C’est pourquoi eux aussi ont besoin de purifications34. Ainsi, Origène nous conduit à sa mystique qui consiste à ce que l’homme se reconnaisse comme créé à l’image du Verbe, comme appelé à vivre de la dilectio35, invité à se tourner vers l’homme intérieur, siège des vertus, de l’intelligence et de la science : « Celui qui a été ‘‘fait à l’image de Dieu’’, c’est notre homme intérieur, invisible, incorporel, incorruptible et immortel. Car c’est à ces qualités-là que l’on reconnaît plus justement l’image de Dieu36. » Origène distingue alors l’homme intérieur qui contemple Dieu et fuit le péché et l’homme extérieur régi par la partie inférieure de notre âme et attiré vers le corps, source première des passions et siège des tentations et de la concupiscence, « amie de la matière corporelle37 ». C’est là aussi que le péché atteint l’homme, car celui-ci est orienté vers le monde au lieu d’être tourné vers son Créateur38.

De la captivité du péché à la libération par le Christ Le péché est compris par Origène comme une captivité. Il est la conséquence de la rupture entre Dieu et nos premiers parents. En effet, « depuis la transgression de nos premiers parents qui avait eu lieu au Jardin d’Éden, l’humanité était prisonnière du Satan et de la mort et c’est le Christ qui la délivre de cette mauvaise captivité39. » Le péché originel agit sur l’homme à la manière d’une prise, d’une capture. Il le rend captif et prisonnier au mal, en le détournant de son Créateur, à la manière d’une descente aux enfers. De fait, « Satan avait fait une prise et enfermait dans une mauvaise captivité l’humanité entière40. » Mais le Christ, par sa Passion, sa Mort et sa Résurrection a libéré tous ceux que le péché avait gardés captifs afin de faire d’eux les sujets d’une nouvelle et bonne captivité en abolissant alors toute captivité. Ainsi, il élève les hommes libérés par son sang à la stature de la perfection de l’humanité (Ep 4, 13). Il se passe alors une guerre spirituelle entre le Christ Jésus et Satan, car, c’est « à travers des histoires de guerres, de vainqueurs et de vaincus [que] certains mystères sont révélés à ceux qui savent examiner cela41. » Pour Origène, le Christ42 est celui qui nous délivre et nous délie de Satan. Il est notre libérateur43 en triomphant de Satan par le bois de la Croix44. On entend alors par la bonne captivité, la libération du péché originel par le baptême qui nous fait entrer dans la vie de Dieu45.Voilà pourquoi Origène écrit :

Ainsi, si le salaire du péché originel est la mort éternelle, la Rédemption en Jésus nous octroie la vie éternelle. C’est pour cela que le Christ « est descendu aux enfers (in Inferna) pour le salut du monde et y en a ramené le premier homme (protoplastum)47 » et ainsi il ouvre la possibilité du salut à tous les hommes.

V.W.

P. Valerry Wilson, prêtre du diocèse de Luçon. Doctorant à l’Université de Lorraine.

Notes de bas de page
  1. David Sendrez, Le péché originel, Paris, Éditions Parole et Silence 2018, p. 93, A.-M. Dubarle, Le péché originel. Perspectives théologiques, Paris, Éditions du Cerf, coll. « Cogitatio Fidei 118 », 1983, p. 35-48 ; cf. Henri Rondet, Le péché originel dans la tradition patristique et théologique, Paris, Éditions Fayard, 1967. ↑
  2. Origène, Commentaire sur l’Épître aux Romains, V, 9, 13 = SC 539, p. 499 : « Ceux à qui ont été confiés les secrets des divins mystères savaient, en effet, qu’en tous résident les souillures du péché d’origine, qui doivent être effacées par l’eau et par l’Esprit. Sciebant enim illi quibus mysteriorum secreta commissa sunt diuinorum quia essent in omnibus genuinae sordes peccati quae per aquam et spiritum ablui deberent ». ↑
  3. Origène, Homélies sur le Lévitique, II = SC 287, p. 90-91 : « Car, à celui qui a professé sa foi, il a ouvert les portes du paradis en disant :‘‘Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis’’, et ce faisant, à tous ceux qui crient et professent la foi il a donné accès à l’entrée, jadis fermée par le péché d’Adam. Sicut enim illi, qui confessus est, aperuit paradisi ianuas dicendo : Hodie mecum eris in paradiso et per hoc omnibus credentibus et confidentibus ingrediendi aditum dedit, quem prius Adam peccante concluserat ». ↑
  4. Cf. Henri de Lubac, Histoire et esprit. L’intelligence de l’Écriture d’après Origène, Paris, Éditions Aubier Montaigne, 1950. ↑
  5. Origène, Homélies sur les Nombres, XX, 2, 3 = SC 461, p. 27-29. ↑
  6. Cf. Frédéric Bertrand, Mystique de Jésus chez Origène, Paris, Éditions Aubier Montaigne, 1951. ↑
  7. Origène, Homélies sur le Lévitique, 8, 3 = SC 287, p. 15-23. ↑
  8. Ibid., Commentaire sur l’Épître aux Romains, V, 9, 13 = SC 539, p. 499. ↑
  9. Ibid., Homélies sur saint Luc, XIV, 5 = SC 87, p. 223. ↑
  10. Ibid., Commentaire sur l’Épître aux Romains, V, 9, 13 = SC 539, p. 499. ↑
  11. Ibid., ComRom,V, 9, 12 = SC 539, p. 497-499. ↑
  12. Gérard-Henry Baudry, Le péché dit originel, Paris, Éditions Beauchesne, coll. « Théologie historique 113 », 2000, p. 361. ↑
  13. Cf. Origène, HomLc, XIV, 3 = SC 87, p. 219-221 ↑
  14. Gérard-Henry Baudry, Le péché dit originel, op. cit., p. 362. ↑
  15. Origène, PArch., Préface 5 = SC 252, p. 83-85. ↑
  16. Ibid., Contre Celse, IV, 66 = SC 136, p. 348. ↑
  17. Ibid., Commentaire sur saint Matthieu, livre X, II = SC 162, p. 179 ; cf. R. Horner, « Problème du mal et péché des origines », dans Recherches de Science Religieuse, n. 90/1 (2002), p. 63-86. ↑
  18. Ibid., p. 181. ↑
  19. Gérard-Henry Baudry, Le péché dit originel, op. cit., p. 363. ↑
  20. Origène, ComRom, V, 9 = SC 539, p. 495. ↑
  21. Ibid., PArch., III, 2, 1 = SC 268, p. 259. ↑
  22. Ibid., PArch., III, 2, 2 = SC 268, p. 159. ↑
  23. Ibid., p. 161 ↑
  24. Cf. Serge-Thomas Bonino, Les anges et les démons. Quatorze leçons de théologie, Paris, coll. « Bibliothèque de la Revue thomiste », 2007. ↑
  25. Origène, PArch., III, 2, 2 = SC 268, p. 161-163. ↑
  26. Origène n’est pas le seul à s’engager dans cette lutte pour supprimer cette conviction erronée qui consiste à dire que l’unique responsable du péché est Satan. On peut aussi lire Clément, Strom.VI, 12, 96-98 ; Épiphane, Panarion, 64, 60, 2. ↑
  27. Méthode, De Resur. II, 6, 2. ↑
  28. Cf. Origène, Homélies sur les Nombres,VIII, 1, 6 = SC 415, p. 211-213. ↑
  29. Ibid., PArch, III, 2, 2 = SC 268, p. 163. On peut signaler l’influence de saint Paul et du stoïcisme sur la doctrine origénienne du péché. Voir HomLc. VII, 1 ; HomJos. XII, 3 ; HomPs. 28, II, 2. ↑
  30. Cf. Henri Crouzel, Théologie de l’image de Dieu chez Origène, Paris, Éditions Aubier Montaigne, 1956. ↑
  31. Origène, Homélies sur S. Luc, XVII, 6 = SC 87, p. 257-259. ↑
  32. Ibid., Homélies sur le Lévitique, IX, 5-6 = SC 287, p. 87-99. ↑
  33. Cf. P. Grelot, Péché originel et rédemption examinés à partir de l’épître aux Romains : essai théologique, Paris, coll. « Essai théologique », 1973. ↑
  34. Origène, HomNb. XXV, 6, 1-3 = SC 461, p. 213-217. ↑
  35. H. Pétré, « Ordinata Caritas. Un enseignement d’Origène sur la charité », dans Recherches de Science Religieuse, n° 42 (1954), p. 40-57. ↑
  36. Origène, HomGn, I, 13 = SC 7, p. 57. ↑
  37. Ibid., PArch. II, 10, 7 = SC 252, p. 393. ↑
  38. Jaime Garcia, « Origène et la montée spirituelle », dans Connaissance des Pères de l’Église, n° 62 (1996), p. 13-15. ↑
  39. Monika Pesty, « Descente aux enfers et bonne captivité chez Origène », dans Connaissance des Pères de l’Église, n° 62 (1996), p. 16. ↑
  40. Idem. ↑
  41. Origène, PArch. IV, 2, 8 = SC 268, p. 333-335. ↑
  42. Bernard S esbouë, « Les grandes orientations de la christologie patristique », dans Connaissance des Pères de l’Église, n. 90 (2003), p. 4-7 ; cf. Gilbert Kongs, « L’identité du Christ », dans Connaissance des Pères de l’Église, n° 90 (2003), p. 54-59. ↑
  43. Origène, HomEx. VI, 8 = SC 321, p. 189. ↑
  44. Col 2, 15 ; Origène, HomEx. 4, 7 ; HomLv 9, 5 = SC 287, p. 87-97. ↑
  45. Cf. Jean-Pierre Batut, « Exemption de la mort et victoire sur la mort », dans Communio (F), n° 37/5 (2012), p. 57-71. ↑
  46. Origène, ComRom. V, 1, 13 = SC 539, p. 367-369.
  47. Ibid., HomGn. XV, 5 = SC 7 bis, p. 369. ↑

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