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N° 185 · novembre 2021

Insaisissable identité ?


Afin de dépasser les polémiques qui émergent constamment autour de l’emploi de ce mot devenu sulfureux, voire « nauséabond » dans certains milieux fortement médiatisés, ne conviendrait-il pas de revenir à l’étude du terme lui-même, de ses différentes acceptions et de ses liens étroits avec des notions telles que la mémoire, la vocation et l’altérité ? La signification superficielle et quasiment exclusive qu’on lui confère aujourd’hui, et qui l’associe aux idées de permanence (dans le meilleur des cas), d’immobilisme, de passéisme, voire d’intolérance, n’est guère pertinente au vu des multiples sens qu’il revêt, tout particulièrement dans notre langue, au point de pouvoir désigner une chose et son contraire. La notion d’identité serait plutôt, contrairement aux préjugés de la doxa contemporaine, une réalité multiforme, paradoxale, insaisissable – ce qui explique sans doute qu’elle puisse générer une angoisse existentielle devant l’impossibilité de répondre à la question « qui suis-je ? ». Or, loin de nous enfermer dans une essence immuable et autosuffisante, n’estelle pas précisément la condition d’une rencontre authentique Isabelle Rak de l’autre, notre semblable en humanité ? Et…

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