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N° 185 · novembre 2021

L’homme et la femme d’après Origène


S’il est vrai que la question identitaire se pose nécessairement de nos jours de façon plus que jamais urgente, malgré les avancées et approfondissements de ce concept en phénoménologie, il demeure bien difficile pour notre époque d’assumer les identités fondamentales et traditionnelles que sont : homme / femme, homme / animal, nation / mondialisation, etc. On passe facilement de l’identité personnelle – constitution du soi1 – à l’identité spécifique2. La notion philosophique d’« identité » pose la question de rapport entre le « même » et l’autre au cœur des structures mouvantes. L’humain, son identité propre, qui n’est jamais le même, ne se renouvelle-t-il pas constamment au plus intime de lui-même comme physiquement ? D’un côté, cette préoccupation de Platon dans Le Banquet (207d-e) fait appel à notre sort identique : ne sommes-nous pas, en fin de compte, les mêmes puisque, contrairement à l’identité divine qui est absolue dans une existence éternelle (Le Banquet, 208 a), l’humain est un mortel « qui laisse après lui autre chose, du nouveau qui est pareil à ce qu’il était » ? (Le Banquet, 208 b). De l’autre côté, l’identité de la conscience de soi ne fait-elle pas de l’autre un…

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