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N° 188 · septembre 2023

La diplomatie de Benoît XVI


Exerçant sa haute charge entre deux papes à la grande visibilité politique, Jean-Paul II et François, Benoît XVI n’a pas cherché à briller par ses prises de position dans le champ diplomatique. C’était déjà beaucoup qu’il ait été le plus grand théologien de tous les pontifes qui se sont succédé depuis Pierre (en concurrence avec le seul Grégoire le Grand), et un homme profondément spirituel.

Est-il exagéré de dire qu’il a voulu être d’abord le chef de l’Église avant d’être celui d’une puissance temporelle, ce que le Saint-Siège, malgré la faiblesse de ses moyens, parmi lesquels le statut d’État indépendant, est aussi ?

Cela ne signifie aucune rupture par rapport à son prédécesseur et ami Jean–Paul II dont il fut, comme préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, un très proche collaborateur de 1981 à 2005, soit vingt-quatre ans. En un temps, il est vrai sensiblement plus court (2005-2013), il visita vingt-cinq pays, ce qui n’est pas si mal – contre cent vingt-sept pour Jean-Paul II. Aucun de ses voyages n’eut l’effet subversif de certaines visites de Jean-Paul II qui précipitèrent des changements politiques importants en Pologne, au Chili, aux Philippines.

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