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N° 189 · avril 2024
L’identité de l’enseignement catholique au risque du contrat d’association
Le 31 décembre 1959, la loi sur l’association d’établissements privés avec l’État, dite loi Debré 59, est votée à l’Assemblée nationale. Suscitant de nombreux débats souvent houleux, elle est censée, au-delà d’une question purement scolaire, mettre un terme qui se veut définitif à la « guerre » entre les « laïcards » et les « cathos » ou entre cléricaux et anticléricaux. Cette initiative politique était due au général de Gaulle qui avait demandé à Michel Debré de la mettre en place. Ils veulent à la fois réconcilier les « deux France » et maintenir l’unité du système scolaire français centralisé, fondé sur l’Université et dénommé « École de la République ».
Le contrat d’association peut légitimement être considéré comme une singularité française, au même titre que son système éducatif. La dénomination « École de la République » a une connotation politique. Elle se définit par opposition à un Ancien Régime où l’école était tenue par l’Église ; elle se définit aussi comme laïque mais d’une laïcité de combat contre l’Église plutôt que d’une laïcité de neutralité ; elle se donne mission de faire des citoyens, des progressistes pouvant éclairer l’humanité entière au-delà des frontières…
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