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N° 187 · mars 2023

Déchristianisation de l’approche des pauvres dans l’Église ?


Nommé curé de Clichy puis chapelain de la famille princière des Gondi, Vincent de Paul (1581-1660) devient curé dans les Dombes, à Châtillon, où il demande à quelques femmes de porter secours à des malades. Il s’agit là des lointaines origines de la fondation, par ses soins avec le concours de Louise de Marillac, des Filles de la Charité dont le but consiste à servir les pauvres. L’exemple de cet apôtre de la charité qui fut aumônier général des galères résonne à travers les siècles, jusqu’à Emmanuel Bailly de Surcey qui en parle, au seuil des années 1830, à un groupe d’étudiants de la Sorbonne. Entre-temps, la Révolution française a mis à mal l’Église catholique, notamment avec la suppression des congrégations religieuses. Les congrégations religieuses hospitalières ne voient à nouveau le jour qu’au seuil du xixe siècle, dans une atmosphère ecclésiale atone car la pratique religieuse reste résiduelle pendant de longues années. Il faut attendre les années 1830 pour que la ferveur religieuse se manifeste à nouveau avec, pendant une cinquantaine d’années, une moyenne de deux églises nouvelles ouvertes au culte chaque jour, tandis que se développe un élan de prière tourné vers le…

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