← Rechercher dans les archives

N° 187 · mars 2023

La propriété face à l’usage commun des biens


Toute réflexion sur la pauvreté, et en particulier celle qui accompagne la tradition chrétienne de pauvreté volontaire, s’appuie sur une certaine conception de la propriété. Chez le riche comme chez le pauvre, se joue quelque chose de décisif dans leur attachement aux biens, qu’ils soient matériels, intellectuels, ou même spirituels. Parce que la pauvreté fait entrer dans l’expérience,

volontaire ou non, de ne pas « avoir », il devient intéressant et même nécessaire d’approfondir la question de la propriété pour mieux comprendre les enjeux de la pauvreté volontaire, quelle qu’en soit sa forme : vœu de pauvreté, simplicité volontaire ou simplement choix de la sobriété. En s’emparant du thème de la propriété, le magistère de l’Église a progressivement développé un concept qui lui est propre, connu sous le nom de « destination universelle des biens ». En réalité, l’enseignement social de l’Église, dans ses grands textes, tente d’associer deux affirmations qui, à première vue, ne sont pas simples à harmoniser. La première souligne l’importance de la propriété privée pour la liberté et l’épanouissement de l’homme, et va jusqu’à associer ce droit de propriété au droit naturel. La seconde…

Pour lire la suite de cet article, procurez-vous la revue.

Acheter la revue

Dans le même numéro