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N° 190 · août 2024

Recension : Tout le monde en regarde (ou presque)


Joseph de Maistre écrivait dans Les Un juste combat soirées de Saint Pétersbourg : « Tous les êtres sont tranquilles à la place Dès la préface, intitulée « avertissequ’ils occupent. Tous sont dégradés, ment », l’autrice dénonce les dangers mais ils l’ignorent ; l’homme seul en de la pornographie, en détruisant a le sentiment, et ce sentiment est tout volontairement un grand nombre à la fois la preuve de sa grandeur et de lieux communs à ce sujet. Elle de sa misère, de ses droits sublimes et explique ensuite les mécanismes

Tout le monde en regarde (ou presque) de son incroyable dégradation. » Une d’addiction dans le chapitre 1, les telle sentence pourrait résumer le livre mensonges de cette industrie et de de Thérèse Hargot Tout le monde en l’auto-persuasion (chapitre 2), pour regarde (ou presque). En effet, cette enfin proposer des solutions concrètes dernière parle à la fois de la dégrada- aux personnes en situation de dépention corporelle et psychique qu’amène dance (chapitre 3). Cela n’empêche la pornographie, et de la culpabilité pas pour autant un lecteur non qui en découle. consommateur de pornographie de le lire. La pornographie est un tel fléau

Ce livre, d’emblée très clair…

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