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N° 191 · avril 2025
Évolution et transhumanisme : sommes-nous au seuil du paradis terrestre ?
La notion d’évolution s’inscrit en premier lieu au sein d’une nature sauvage (comprenons sans hommes), où un des problèmes majeurs est justement celui de son apparition. Sans entrer dans des notions biologiques complexes, il nous est facile de constater que l’homme a évolué d’abord à son insu, puis du fait de sa propre action : sa taille, son espérance de vie, ses performances physiques l’attestent. De ce constat nous pouvons déduire que l’homme est devenu l’agent principal de sa propre évolution comme l’exprime Julian Huxley, l’inventeur du concept de transhumanisme.
Personne n’aurait l’idée de nommer « transhumanistes » les nutritionnistes, les gérontologues et tous ceux qui, par leurs recherches, améliorent la condition humaine. De même, personne de raisonnable ne rejette l’usage de prothèses ou de greffes. Pourtant l’addition de ces différents éléments a bel et bien transformé l’homme, l’a fait évoluer en dépassant les limites antérieurement connues.
D’un autre côté, ces débats concernant le changement climatique et les pollutions révèlent le pouvoir, souvent nuisible, que l’homme a pris sur la nature au péril de son environnement.
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