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N° 191 · avril 2025

Penser après Darwin


Dans cette méditation dense et resserrée, l’auteur interroge d’abord les préjugés et les limites morales de la vision matérialiste de l’évolution. En s’appuyant notamment sur Bergson, il cherche ensuite à montrer que l’évolution doit être pensée comme un élan vital finalisé par l’homme, défendant ainsi un principe « anthropique » de l’évolution.

Trois refus Pour la plus grande partie de l’opinion postmoderne, la foi et la science n’ont rien à voir. Cette opinion s’appuie sur le refus de tout finalisme, de tout anthropocentrisme, et de toute relation entre eux. Par « refus du finalisme », il faut entendre l’idée que l’univers est apparu par hasard et qu’il se construit au hasard des circonstances ; et par « refus de l’anthropocentrisme », que l’homme n’a rien de spécifique. Animal, il est un animal parmi d’autres. Par « refus du finalisme », comme « de l’anthropocentrisme » il faut entendre que, Dieu et l’homme n’existant pas, la nature est muette. Elle n’a pas de sens, et ne délivre aucun message. À la base de cette vision on trouve le refus de mêler la religion et la science, la religion étant une affaire privée qui ne doit pas intervenir dans les processus objectifs de…

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